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Film : the Hobbit II : The Desolation of Smaug

by Cordélia

Les vacances de Noël, période des films à gros budget. Toute mon adolescence a été rythmée par la sortie des Harry Potter et Seigneur des Anneaux. Tous les ans à Noël, j’avais droit à mon film. Je ne vous raconte pas à quel point je me suis retrouvée désemparée lorsque j’ai réalisé que tout ça, c’était bel et bien fini. La fin d’une époque… Et puis j’ai appris que Peter Jackson allait nous adapter Bilbo le Hobbit sur grand écran. Alléluia ! En trois volets en plus ! Ce qui nous fait trois Noël à sautiller comme des gosses en attendant la sortie des films. Bien, pas bien, au fond, je m’en fiche un peu. Tolkien et les films de Jackson, c’est toute mon enfance ! J’avais des posters de Legolas dans ma chambre, je peignais des figurines Seigneur des Anneaux et on m’a offert un exemplaire de l’anneau unique pour mon dixième anniversaire (dissimulé dans un trou du gateau sous une grande figurine Ent peinte de mes petites mains). Alors j’ai grandi, maintenant je trouve que Aragorn est plus sex que Legolas, j’ai donné mes figurines à mon petit frère, mais j’ai gardé l’anneau unique. Bref, tout ça pour dire que dans cinquante ans, mon petit cœur continuera de battre pour l’univers de Tolkien.

Donc Bilbo le Hobbit (The Hobbit en anglais), c’est l’histoire d’un… hobbit prénommé Bilbo. Pour les incultes, un hobbit est un être de petite taille assez semblable à l’homme (mais donc, en taille réduite). Attention, il ne faut pas les confondre avec les nains, ça n’a rien à voir. Ils sont très amicaux, adorent boire et manger (premier petit déjeuner, second petit déjeuner de 10h, déjeuner, goûter, dîner, souper…) et détestent l’imprévu. Bref, ce sont des gens gentils comme tout avec leurs petits cheveux bouclés et leurs pieds poilus (détail ô combien important). Ils n’aspirent à rien d’autre que de vivre heureux dans leur trou (leurs maisons sont creusés dans les collines, un peu comme les terriers de lapin, mais grand luxe).

Je pense qu’il est nécessaire de faire un bref résumé de l’épisode précédent : The Hobbit : an unexpected journey.

Ci-dessus vous pouvez admirer notre cher Bilbo interprété par l’adorable Martin Freeman aka le John Waston de Sherlock dont j’avais déjà parlé dans l’article associé. On notera que la voix de Smaug, le dragon, n’est autre que celle que… Benedict Cumberbatch, notre bien-aimé Sherlock, toujours dans la même série. On dit merci à Peter Jackson pour cette réunion aussi inattendue que bienvenue.

Il se trouve qu’un jour, Bilbo reçoit la visite d’un vieux magicien qu’il connaissait quand il était enfant. Ce magicien, c’est Gandalf le Gris (Ian McKellen) et même s’il a l’air gentil comme ça, en vrai il est super badass. Le lendemain, un troupeau de nains s’invite chez le pauvre Bilbo qui ne comprend plus rien à ce qui lui arrive. Je dis troupeau, parce que treize nains, rien que ça. C’est la pagaille, ils vident le garde-manger sous l’air ahuri de Bilbo et Gandalf finit par arriver pour annoncer qu’il a pris la liberté de les inviter. Sympa le vieux ! Résultat Bilbo se retrouve embarqué dans une aventure alors qu’il n’avait rien demandé, bombardé « cambrioleur » alors qu’il a davantage l’étoffe d’un épicier.

En effet, il se trouve que les nains en question ont été chassés il y a des années de cela, de leur montagne chérie par un dragon. Ce sale lézard leur a piqué tout leur or, donc ils sont pas super contents et l’ont encore en travers de la gorge des années plus tard. Donc, ils veulent se venger, butter le dragon et récupérer leur fric. Jusque là, tout est normal.

On notera que parmi toute la tripotée de nains, il y en a un qui est plus important que les autres. C’est le chef de la compagnie et surtout le futur Roi sous la montagne. Il s’appelle Thorin et il est joué par Richard Armitage qui a réussi l’exploit de rendre un nain sexy. Parce que bon, si on regarde la tronche que Gimli dans Le Seigneur des Anneaux, c’était pas gagné…

Tout ça pour dire que Le Hobbit, c’est le récit des aventures de cette joyeuse compagnie à travers la Terre du Milieu. Ils rencontrent des elfes badass, se battent contre des Gobelins répugnants, cassent la croute régulièrement, se font capturés, s’évadent, se refont capturés, etc… Tout ça pour rallier la Montagne Solitaire où Smaug le dragon se roule dans des tas d’or. ça, c’est pour l’histoire. Maintenant j’en viens (il serait temps…) à mon avis sur le deuxième volet.

Avant d’aller voir The Hobbit II, j’en avais entendu beaucoup de mal. On m’avait dit, en gros, que c’était bien pourri, pas du tout fidèle au livre (en même temps vu le premier volet, c’était prévisible…) et qu’en plus il y avait une romance elfe/nain, ce qui était l’événement le plus atroce du XXIe siècle après le rachat de LucasFilm par Disney. J’ai quand même été le voir parce que… c’est Bilbo le Hobbit.

Finalement, j’ai été agréablement surprise. Je m’attendais tellement à la bouse de l’année… Mais en fait, ce n’était pas si horrible que ça, les potes ont exagéré. J’ai vraiment passé un bon moment au cinéma, j’ai rigolé, tout ça et finalement comme le film est assez éloigné du livre… eh bien je suis parfois surprise. Or, j’aime bien les surprises dans un film. Je râlais parce qu’ils avaient trouvé le moyen de nous ramener Legolas alors qu’il n’apparaît pas dans le bouquin, mais j’ai groupisé durant tout le film quand même. Comme quand j’avais 14 ans !

Bon, il ne faut pas vraiment voir ces films comme Bilbo le Hobbit. ça n’est pas DU TOUT la même ambiance (je rappelle que c’était un livre pour enfants), il y a plein d’ajouts par-ci par-là, mais c’est dans l’esprit. On est replongé dans l’univers de Tolkien, on retrouve les personnages, tout ça donc c’est cool ! Après… putain ça traîne en longueur. Trois films avec un petit livre, bah on sent qu’ils ont étirés au maaaaximum l’intrigue. Franchement, c’est dommage. L’intrigue est complètement fractionné à cause de cette séparation en trois volets et résultat ils ont été obligés de rajouter des grosses bastons qui n’avaient pas lieu d’être pour faire les fins intermédiaires. Quand je regarde la matière qu’il reste dans le bouquin pour le troisième film, franchement ça fait peur ! Qu’est-ce qu’ils vont faire avec ça… Plus on avance et plus les films s’écartent du livre. C’est dommage quand même.

Et puis sérieusement la 3D… c’est minable. Il y a plein de moments où l’image est flou. La scène où les nains sont dans l’eau, l’image était à chier, on y croyait pas une seule seconde. Et comme si ça suffisait pas, on sent que la plupart des décors sont numériques ou retouchés au numérique. Même les visages des elfes sont lissés de manière ignoble. Dans les trois volets du Seigneur des Anneaux, on avait pas encore tout ça. Alors oui le progrès blablabla… Mais l’image était bien meilleure avant ! ça faisait « vrai ». Parce que c’était des maquettes, des masques sur la tronche des acteurs et pas du photoshop et tout ce qui va avec. Pourtant Peter Jackson a toujours utilisé l’outil numérique pour ses films, mais là c’est trop. Il y a des moments où on se croit dans un jeu vidéo, or c’est pas du tout l’ambiance de Tolkien. Dans un film de SF, je veux bien. Mais en héroïc-fantasy… faut pas déconner.

Après on dirait pas, mais le film, je l’ai beaucoup aimé. Je le reverrais avec plaisir, tout ça. Mais plus parce que ça me rappelle des souvenirs… La suite à Noël prochain ?

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