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Livre bleu avec une couverture graphique

Auto-éditer un roman en 8 étapes

by Cordélia

Bonjour ! Si vous êtes arrivé-e sur cet article, c’est que vous avez pour projet d’auto-éditer un roman (ou un livre, une BD, peu importe) dans un futur proche. Je ne suis pas là pour vous convaincre que l’auto-édition (ou l’auto-publication, appelez ça comme vous voulez) est peut-être LA solution pour le manuscrit qui moisit dans votre tiroir depuis 1 an, je vais partir du principe que vous avez déjà fait votre choix.

Petit rappel néanmoins : l’auto-édition/publication consiste à faire soi-même son livre, sans passer par un éditeur. Il faut donc se retrousser les manches ! J’ai personnellement expérimenté l’auto-édition à travers la publication de mon roman Mon Amie Gabrielle, j’en parle un peu plus en détails dans cet article en décembre 2016.

Peut-être vous demandez-vous si vous avez les capacités pour faire votre propre livre ? Ma réponse est simple : oui !

1. Budgéter son projet et trouver des financements

C’est le nerf de la guerre : l’argent. Vous allez le constater en lisant la suite de l’article : il est possible que l’auto-édition de votre roman vous coûte de l’argent. Vous pouvez vous en sortir pour rien si vous optez pour une publication numérique, mais peut-être n’est-ce pas votre projet.

symbole dollar écrit sur une page de carnet

Dans le cas où vous prévoyez une publication papier, il va falloir essayer de prévoir les différents coûts pour éviter les mauvaises surprises. Et réfléchir à vos financements et retours sur investissement. Si vous imprimez 100 exemplaires, combien d’exemplaires faut-il vendre pour vous rembourser ? Allez-vous utiliser votre argent perso ? Economiser avec les sous de votre anniversaire et de Noël ? Organiser une campagne de financement participatif ? Une cagnotte ?

Si vous n’avez aucune idée des coûts, je vous invite simplement à continuer votre lecture de cet article. Normalement à la fin, vous devriez avoir une idée des options qui s’offrent à vous. Sachant que vous pourrez parfaitement décider de tout faire vous-même, sans le moindre coût !

Personnellement, j’ai choisi de faire une campagne de financement participatif. J’ai réalisé une vidéo avec Ulule sur ce sujet que je vous invite à visionner ;)

2. Corriger votre roman

C’est très important. Selon votre niveau d’orthographe, de syntaxe, de conjugaison et de grammaire, vous pouvez bien sûr réaliser la correction vous-même. Mon conseil perso, c’est de relire son texte à l’envers, en commençant par la fin. Vous ferez moins attention à l’histoire et verrez peut-être mieux vos fautes (en tout cas, ça marche avec moi). De plus, vous pouvez utiliser un super logiciel de correction comme Antidote qui vous sera d’un grand secours.

Selon votre degré d’exigence (vous avez le droit de décider que c’est pas grave s’il reste quelques fautes !), je vous invite à engager un correcteur ou une correctrice. Cela peut être quelqu’un que vous connaissez ou un-e professionnel-le. Les prix varient, surtout en fonction du nombre de pages.

Pour une correction home-made, vous pouvez vous arranger avec des ami-e-s ou échanger des services avec un-e pote écrivain. Je te corrige ton livre et tu me corriges le tien ; tout le monde s’y retrouve.

Et au-delà de la correction, faites-vous absolument relire ! Les personnes extérieures pourront vous dire s’il y a quelque chose qui cloche dans votre intrigue, s’il y a un passage incompréhensible ou autre petit problème qui vous aurait échappé.

Retenez quand même une chose : on ne réclame pas de la correction gratuite sur les réseaux sociaux et on ne paye pas en visibilité !

Fille mordant son crayon sous l'agacement, face à son ordinateur

3. Créer une couverture

Encore une fois, il est possible de faire sa couverture soi-même ! Si vous avez des talents de photographe ou de dessinateur/trice, de peintre, c’est tout gagné !

Dans le cas où la création graphique n’est pas trop votre truc, vous pouvez partir sur un design simple à reproduire (fond coloré, titre). Si vous optez pour une photo, vous pouvez aller fouiller sur les banques d’images libres de droit et gratuites (comme Unsplash).

Si vous avez un peu de budget, vous pouvez acheter une photo sur une banque d’images ou faire une commande auprès d’un illustrateur ou d’une illustratrice, ou pourquoi pas d’un-e photographe.

Dans tous les cas, on n’utilise pas une image trouvée sur Internet sans demander au créateur ou à la créatrice. Et encore une fois, on ne réclame pas sa couverture contre un paiement en visibilité. Si votre meilleur ami vous propose de vous offrir un dessin pour votre couv, c’est tant mieux pour vous, mais ce n’est pas à vous de réclamer du travail gratuit.

Pour faire sa couverture soi-même, il existe plein de tutos sur internet. En quelques clics, je suis tombée sur l’article Créer une couverture de livre : les bases. En cherchant un peu, vous trouverez le tuto qui vous correspond.

Bien sûr, vous pouvez engager un-e graphiste si vous avez les sous.

Pensez juste qu’il faut que le prix de votre livre soit inscrit sur la quatrième de couverture, ainsi que le numéro ISBN ;) Et faites gaffe à créer votre couverture en CMJN (couleurs pour l’impression).

couverture à plat du roman Mon Amie Gabrielle, auto-éditer un roman

4. Maquetter votre livre

Encore une fois, si vous avez le budget, vous pouvez engager un maquettiste qui vous fera une mise en page toute propre sur InDesign.

Néanmoins, il est possible de faire facilement une mise en page de votre texte sur des logiciels aussi simple que Word. Personnellement, j’ai utilisé Scrivener qui permet de gérer de nombreux paramètres. Pour des mises en page un peu originales, il faudra sans doute utiliser InDesign.

Vous allez devoir choisir vous-mêmes votre police de caractère et sa taille (faites des tests d’impression). Ensuite le gros du travail est selon moi : la gestion des marges et des sauts de pages. Vous allez sans doute vous arracher quelques cheveux, mais ça se fait ! Et vous économiserez un peu d’argent (ce qui est toujours agréable). Encore une fois, je vous ai trouvé un article de conseils pour une mise en page basique sous Word : juste là.

Concernant la mise en page de livres qui ne seraient pas 100% textuels, comme des BDs, je n’ai pas vraiment de conseils car je ne l’ai jamais expérimenté. Tout ce que j’ai fait, c’est mettre des illustrations sur une pleine page pour séparer les différentes parties de mon livre (et quand j’y pense, je n’ai même pas fait réellement attention à si c’était centré ou quoi, j’ai juste collé mon illu).

5. Faire imprimer vos livres ?

La question à vous poser : souhaitez-vous imprimer vos livres ? En combien d’exemplaires ? Avez-vous le budget ? Avez-vous un endroit où les stocker ? Vous pouvez parfaitement vous diriger vers une version uniquement numérique de votre livre, ça n’est pas moins bien. Réfléchissez bien. Ce serait contreproductif de dépenser 1500 euros pour imprimer 500 exemplaires et qu’ils finissent dans votre cave.

imprimante

a. Vous souhaitez imprimer des livres

Il va falloir trouver un imprimeur. Cherchez sur internet, interrogez d’autres auteurs et autrices et demandez des devis. Vous aurez bien sûr besoin du nombre de pages de votre livre, du format et du nombre d’exemplaires. Vous pouvez parfaitement demander plusieurs devis pour différents volumes de livres. Faire un devis à 100 exemplaires, un autre à 250 et un autre à 400 par exemple ? Sachez que plus vous commandez de livres et plus le prix par exemplaire baisse.

Les imprimeurs peuvent vous envoyer gratuitement des exemples de livres avec différents papiers, types de couverture. Car oui, a priori vous allez pouvoir choisir tout ça ! Votre imprimeur peut également vous renseigner sur les formats les plus courants en édition si vous êtes indécis-e.

Votre imprimer va vous accompagner dans tout le processus d’impression, il est important de choisir un imprimeur avec lequel vous avez un bon contact, encore plus si vous êtes novices et que vous comptez imprimer beaucoup d’exemplaires (et dépenser beaucoup d’argent) ! Quelqu’un qui répond au téléphone, qui prend des nouvelles de l’avancé de votre projet, c’est toujours mieux.

Vous allez certainement passer par plusieurs échanges de devis, avec différents papiers, etc. Une fois que votre choix est définitif et que vous avez les sous, vous allez passer commande. Vous allez recevoir un BAT (un premier exemplaire test) si vous avez choisi l’option BAT (essentiel si vous commandez beaucoup d’exemplaires !), vous pourrez vérifier que tout est ok avant de lancer l’impression de vos 50/100/300 exemplaires ! Concernant la facture, avec mon imprimeur je règle 50% au BAT et le reste avant l’expédition de tous les livres.

Pensez au stockage de vos livres, ça prend de la place les cartons.

Il existe également des services d’impression à la demande. En général ça revient plus cher par livre, mais le gros avantage c’est que vous n’avez pas à avancer de frais ! Et vous n’avez pas non plus à stocker de livres chez vous ! C’est une piste à explorer…

b. Vous optez pour du 100% numérique

Tout de suite, c’est plus facile. Il n’y a pas de frais à prévoir ! Pour créer votre livre en version numérique, les logiciels Word, OpenOffice, etc proposent tous un export en epub. Je sais que Scrivener m’a permis de gérer un certain nombre de paramètres pour la création de mon epub. Ça se fait en quelques minutes.

Personne tenant une liseuse

Le logiciel gratuit Calibre vous permettra de convertir votre .epub en tout autre format (comme le .mobi des Kindles).

Quoi qu’il arrive, je pense que la version numérique est essentielle quand on parle d’auto-publication/auto-édition. Votre livre ne va pas être en librairie, il faut donc un autre moyen pour les lecteurs et lectrices pour avoir votre livre facilement. Quoi de mieux qu’un ebook qu’on télécharge en quelques clics ?

Par contre : on ne met pas un ebook à 20 balles sur internet ! Ne faites pas la même erreur que les éditeurs traditionnels qui vendent des ebooks plus chers que des poches. Définissez un prix raisonnable. Vous pouvez aussi faire le choix de diffuser votre livre gratuitement, et de mettre en place un petit paypal ou autre pour que les gens vous fassent des dons ^^

6. Le bazar administratif un peu relou

  • Obtenir un ISBN (obligatoire pour la version papier et la version numérique), c’est gratuit. La procédure à suivre est dispo ici.
  • Déposer son livre à la BnF, il suffit de consulter le site officiel pour obtenir les infos.
  • Vous renseigner sur la manière dont vous allez déclarer les ventes de vos livres (bon, pas si vous imprimez 10 exemplaires hein). Il est possible de déclarer en tant que particulier, auteur, entreprise, association… Y a plein de statuts, c’est à voir au cas par cas.

métaphore des papiers administratifs lors de l'auto-édition d'un roman

7. Diffuser vos livres

C’est là que ça se complique. Autant les 6 premières étapes étaient simples… La diffusion de vos livres va être assez délicate. Il va falloir retirer votre costume d’auteur et endosser celui de commercial et chargé de publicité. Je n’ai pas la solution rêvée, mais voici quelques pistes de diffusion :

  • Vos réseaux sociaux, votre blog, votre chaîne YouTube. Si vous avez déjà des gens qui suivent votre travail, forcément le travail est facilité. Quand j’ai sorti Mon Amie Gabrielle, je me suis totalement appuyée sur le public que j’avais déjà pour faire la promotion de mon roman.
  • Dans tous les cas, il est essentiel d’avoir une présence en ligne et un moyen de contact facile pour les gens qui voudraient commander votre livre. Vous pouvez aussi créer un site de vente, avec un paiement Paypal.
  • Si vous avez fait une campagne de financement participatif, des gens ont déjà précommandé le livre : c’est ça de gagné !
  • Les forums, groupes d’écrivains, communautés en ligne. Attention cependant, ce sont souvent des circuits fermés d’auteurs qui se lisent entre eux. Mais ça peut être cool de rencontrer d’autres écrivains.
  • Les influenceurs. Vous allez recevoir peu de réponses, mais parfois il y a des blogueurs ou booktubeurs intéressés. Mais il ne faut pas envoyer des mails à la volée et plutôt cibler précisément les goûts des influenceurs. A titre d’exemple, je reçois bien une dizaine de propositions de livres par semaine. Il y a plus de chances d’avoir une réponse positive si on me propose une lecture dans mes goûts (littérature féministe et LGBT par exemple).
  • Les librairies, il va falloir y aller au culot ! Certaines librairies, en particulier les indépendantes, pourraient accepter votre livre dans leurs rayons. Personnellement, je n’ai jamais essayé, mais je sais que d’autres ont réussi à avoir des librairies comme ça.
  • Il est aussi possible de mettre son livre (notamment son ebook) sur des plateformes de ventes en ligne, mais je ne m’y suis jamais penché. Il faudra vous renseigner auprès d’autres auteurs ;)
  • Ne négligez pas le bouche-à-oreilles !

Je pense qu’il y a plein d’autres moyens de diffuser son livre, mais utilisant exclusivement le web, je ne les connais pas forcément. Pour vous parler de mon expérience, c’est grâce à mes réseaux sociaux et mes activités de blogueuse que j’ai pu organiser moi-même des séances de dédicaces. Et c’est également via cette visibilité que je suis invitée à des salons et événements littéraires.

Je sais, c’est compliqué et un peu démoralisant. Vous pourriez être tenté-e de faire appel aux services d’entreprises peu scrupuleuses qui, moyennant pourcentage, vous promettent une diffusion dans XXX librairies en ligne ou sur Amazon. Je n’ai qu’une réponse : si personne ne sait que votre livre existe, personne ne le trouvera au milieu des 4000 autres livres du catalogue. A contrario, si les gens connaissent votre livre et qu’il n’est disponible dans aucune librairie, on vous enverra des mails pour vous le commander directement. C’est du moins l’expérience que j’ai.

femme choisissant un livre dans une librairie

8. Recevoir les fruits de votre travail

Après tout ça, il n’y a plus qu’à kiffer ! Répondre aux mails de vos lecteurs et lectrices, écrire un nouveau livre…

Et continuer à faire votre promo parce que ça ne s’arrête jamais. Si vous voulez continuer à vendre, il va falloir continuer à communiquer et diffuser votre travail.

lire livre auto-éditée

J’espère que cet article vous a été un peu utile si vous cherchez à auto-éditer un roman. J’ai essayé de résumer au maximum et de vous donner des conseils concrets. Bon courage pour votre aventure d’auteur ou d’autrice ! Continuez à persévérer, il n’y a que le travail qui paye. N’attendez jamais qu’on vienne vous chercher, vous risquez d’attendre toute votre vie. Soyez pro-actif comme on dit !

Vous avez tenté l’auto-édition ? Encore des questions ? Vous avez des conseils à ajouter car j’ai oublié des trucs ? L’espace commentaires est là pour vous.

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16 comments

Pierre 21 mai 2020 - 11h 22

Bravo Cordélia pour ton article très complet!
Concernant la mise en page, j’ajouterai également l’importance de vérifier, de corriger et d’uniformiser la typographie afin d’avoir un meilleur confort de lecture (uniformiser les espaces avant et après la ponctuation, ajout d’espaces insécables pour ne pas avoir un point d’interrogation en début de ligne par exemple, etc.). Le choix des polices est également important (utiliser les polices spéciales avec parcimonie).
Je suis maquettiste PAO indépendant après avoir travaillé très longtemps en maison d’édition. Je propose justement mes services aux particuliers souhaitant avoir une mise en page professionnelle de leur ouvrage (intérieur et couverture). Je vérifie ce genre de problèmes et réalise des fichiers conforment aux attentes des imprimeurs. Vous pouvez avoir le détail de mes prestations sur mon site Internet https://atelier7f.com/mise-en-page-particuliers.

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Olivier 20 novembre 2019 - 18h 33

Bonjour Cordélia,
Chez Publier son Livre ( http://publiersonlivre.fr ), on suit ton blog depuis longtemps, et on apprécie ta démarche.
Je suis retombé sur cet article, qui m’a donné l’idée de te faire un petit coucou, ainsi qu’aux auteurs qui nous lisent :)
Je m’efforce de publier les meilleurs articles et les meilleurs conseils pour les auteurs sur l’auto-édition, et la promotion de son livre. Et cela semble être assez utile.
Chers auteurs, n’hésitez pas à échanger, je réponds à tous les e-mails.
Olivier

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Estelle 2 juillet 2019 - 17h 44

Coucou
Merci pour cet article clair et compréhensif. Je débute et il est évident que l’auto-édition me convient bien mieux sauf que comme tu le stipules il faut s’occuper de tout…..et c’est bien ce qu’il me plait aussi.
Je garde ton article au chaud ;-)
Bises

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Ingrid 23 novembre 2018 - 14h 51

Super article, c’est bien plus clair pour moi qui débute :)
Es-tu déjà passé.e de l’auto-édition à l’édition classique pour le même roman?
Encore merci pour la mine d’informations qu’est ton blog!

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Cordélia 29 novembre 2018 - 10h 27

Non je n’ai fait que de l’auto-édition pour mes romans jusqu’à présent ^^

Reply
Victoria 25 octobre 2018 - 14h 08

Merci énormément pour cet article. Il est très complet et très intéressant ! Je suis de plus en plus tentée de me lancer dans l’aventure et quand je découvre des articles complets comme le tiens, je me demande ce que j’attends ! As-tu une plateforme à conseiller pour s’autoéditer et/ou imprimer un livre ? Je suis de Nice et je suis passée devant Pumbo plusieurs fois maintenant (https://www.pumbo.fr/imprimer-un-livre) et j’avoue que je préfère avoir d’autres avis et d’autres retours d’expériences pour me lancer concrètement. Merci à toi pour ta réponse et bonne continuation ! :-)

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Cordélia 26 octobre 2018 - 9h 22

ravie d’avoir été utile ^^
alors je n’utilise pas les plateformes d’auto-édition, donc je ne pourrais pas te conseiller. par contre attention à bien lire toutes les conditions générales pour ne pas céder ses droits si on ne le veut pas et pour être sûr qu’on peut récupérer son texte et le vendre ailleurs quand on veut ^^
Personnellement, je fais appel à l’imprimeur Copymédia :)

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Victoria 30 octobre 2018 - 10h 21

Coucou ! Merci beaucoup pour ta réponse et tes conseils je vais jeter un œil aux cgv, je n’y avais pas du tout pensé !

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Fred 4 septembre 2018 - 19h 08

Salut. Merci pour cette article. J’aurai cependant une question. L’auto édition ne serait-ce pas un moyen de contourner le fait qu’un livre ne soit pas à la auteur des exigences d’un éditeur ? N’est-ce pas là une notion de « facilité » ?
En ce qui concerne ton intérêt pour les thèmes féministes et LGBTQU+ je suis en train de réfléchir à écrire une histoire, une nouvelle dont le héro de l’histoire serait trans. L’histoire cependant ne reposerait absolument pas sur ça. L’intérêt étant de rendre cela évident.

Reply
Cordélia 8 septembre 2018 - 8h 44

Vu le bordel que c’est d’auto-éditer un livre et l’énergie que ça demande de faire sa propre pub, non c’est pas plus facile du tout xD Un éditeur s’occupe de quasi-tout, un auto-édité doit bosser tout seul ^^’ Et les éditeurs ne peuvent pas publier tous les manuscrits de qualité, ils font des choix, souvent marketing. Et si on a écrit un livre qui sort des clous, c’est plus dur de le faire éditer

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Jérôme Vialleton 26 août 2018 - 19h 56

Merci pour ton article

Il a le mérite de résumer tous les points essentiels par lesquels il faut passer pour éditer son propre livre. Etant moi-même en plein dans le processus, cela m’a beaucoup parlé.

Je rajouterai également l’impression à la demande dont tu n’as pas évoqué (à moins que j’ai loupé ce passage). C’est le bon compromis si tu veux vendre ton livre papier mais que tu ne veux pas t’embêter avec le stockage ou si tu n’as pas les moyens de te payer un imprimeur. Les exemplaires du livre sont imprimés à réception d’une commande au fur et à mesure. Pas de dépense, pas de risque.

Amazon le propose, évidemment, mais également des éditeurs et, d’après ce que j’ai entendu, certains libraires sont maintenant équipés pour cela. On choisit son livre dans un catalogue numérique et il est imprimé sur le champ, couverture comprise, en quelques minutes. Génial, non?

Merci encore pour ton article si riche

Reply
Cordélia 8 septembre 2018 - 8h 42

Ravi d’avoir été utile !

Reply
La Minute d'Emy 1 mai 2018 - 21h 28

Merci pour ton article :)

Reply
Tat 29 avril 2018 - 20h 28

Merci pour cet article ! :D Merci de prendre le temps de détailler ton expérience :)

Il y a également quelques mentions obligatoires à ajouter lors de l’impression (“Achevé d’imprimer en [Pays]”, « Dépôt légal : mois  — année »)
Et si c’est une oeuvre jeunesse, il faut également envoyer des exemplaires à la DIRPJJ si le livre est dédié à la jeunesse et faire figurer « Loi n° 49.956 du 6 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse : mois année. » => Ce qui amène à la situation très délicate de « oui, mais si mon livre est refusé en jeunesse, je fais quoi des XXX imprimés que j’ai chez moi Oo »
Enfin, c’est aussi une bonne pratique de faire figurer la licence et les droits d’auteurs du livre (je ne sais plus si c’est obligatoire :-/). Les maisons d’édition notent « Copyright © Nom de l’auteur — Année » par exemple, sur les premières pages du livre.

On avait fait une petite checklist par ici => https://medium.com/cestdoncvrai/les-mentions-obligatoires-a71be164a307

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Mademoiselle Farfalle 27 avril 2018 - 13h 35

J’ai tenté l’auto-édition il y a un peu plus d’un an et avec le recul j’aurais fait différemment. Je suis passée par un éditeur pour lequel j’ai du payer pour diffuser mon roman et j’ai fait appel à une graphiste pour la couverture. Ca a été une grosse erreur car ça m’a rapporté moins que l’investissement initial (ou presque). Depuis le mois de mars, mon roman est disponible sur Amazon en ebook et en broché avec une nouvelle couverture et j’en suis ravie. Zero investissement et ça m’a plus rapporté en un mois que 6 mois chez mon ancien éditeur. (Bon, du coup si tu veux mon roman en SP tu me le dis ^^)

Reply
Emeline 27 avril 2018 - 11h 22

Super article !! Super riche ! Je me suis lancée dans l’écriture d’un roman et n’en suis qu’au début mais je garde ton article au chaud pour le moment venu ;-) Quoiqu’il en soit c’est très inspirant de te lire Merci :)

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