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De l’intérêt de la documentation

by Cordélia

Bonjour à tous et à toutes !

En ce début de semaine, je vous propose comme toujours un article sur l’écriture. Cette semaine, ce n’est pas moi qui ai travaillé, je l’avoue. J’ai la chance d’avoir quelques nègres guests qui ne sont peut-être pas des stars, mais qui sont des hôtes de marque quand même ! Rappelez vous de l’article de Chloé Faure « Pourquoi écrire ? » daté de février.

Cette fois, mon invité est un de mes amis auteurs : litsiu. Il vous propose une réflexion sur l’intérêt de la documentation, accompagnée de quelques conseils en la matière. Vous constaterez que c’est un petit rigolo incapable de rester sérieux plus de deux minutes, mais c’est ça qui est drôle justement !

Je vous souhaite une bonne lecture, on se retrouve à la fin de l’article !

Un jour, alors que je parlais de l’importance du réel dans mes textes, une personne m’a repris, en mettant en avant la supériorité absolue de l’imagination. Voilà une démarche qui m’a laissé un peu perplexe. Pour moi, opposer documentation et imagination, c’est comme opposer les ingrédients et le fait de les cuisiner !

Si personne ne conteste l’importance de la documentation avant de se lancer dans un roman historique ou de hard-science, pour les autres genres littéraires c’est parfois moins évident. C’est pourquoi j’ai eu envie de donner ma vision de la chose. Je vais probablement enfoncer pas mal de portes ouvertes, mais ce n’est pas grave. Allons-y gaiement !

Se documenter, pourquoi ?

Pour reprendre mon exemple culinaire, si je vous donne uniquement une carotte et de l’huile d’olive, qu’allez-vous en faire ? Euh, oui, vous pouvez faire ça mais on parle de cuisine… Bref, sur la base de cet assaisonnement simple et polyvalent qu’est l’huile d’olive, vous pouvez faire une salade de carotte râpée, ou couper la carotte en rondelles et la faire sauter à la poêle, ou la faire rôtir entière au four, ou la consommer en purée, ou en faire des chips ! Ou encore couper votre carotte en tagliatelles que vous faites cuire à la vapeur et couvrez voluptueusement d’huile ensuite. Vous me direz qu’à ce stade, ça manque de sel ! Tout à fait. Imaginez tout ce que vous pourriez faire avec plus d’ingrédients !

Voilà ce que fait l’imagination, elle combine les éléments fournis par la documentation. Vous pourriez m’opposer « mais j’écris dans un univers que j’ai inventé, ça se passe sur Mars et il n’y a pas de carottes, juste des légumes violets qu’on appelle des scrubges ! ». Sauf que vous n’avez pas inventé Mars, ni la couleur violette, ni le concept de légume. Vous avez réutilisé des connaissances acquises à l’école primaire. Vous pouvez renommer Mars juste pour m’embêter, mais ça ne changera rien au fait que rien ne se perd, rien ne se crée. Premier principe de la thermodynamique. Alors pourquoi se documenter ? Pour élargir le champ de ses possibilités !

A présent que j’ai bien enfoncé le clou avec la subtilité d’un trente-six tonnes sur pourquoi se documenter, intéressons-nous à la méthode. Ou aux méthodes. On ne se documente pas pour une œuvre de fiction comme on le ferait pour un exposé. Ce n’est pas un travail scolaire (soupirs de soulagement dans l’assistance). A ce stade, c’est à la carte !

Le point que j’évoquerai en premier parce qu’il est cher à mon cœur, c’est le réel.
A chaque fois que vous dites « le réel c’est chiant », Proust passe un jour de plus au purgatoire à manger des madeleines. Alors faites attention !
Le réel est imbattable en matière de réalisme ! Même si parfois des histoires vraies sont tellement rocambolesques que personne ne veut les croire.
Comment se documenter sur le réel ?
Observez ce qui vous entoure.
Et c’est tout.

Avoir une vie trépidante n’est pas une obligation. Toute anecdote possède une valeur potentielle. Évidemment si vous en déduisez que vous devez absolument raconter votre vie, vous faites erreur, parce que personnellement je me fiche de savoir comment vous avez failli perdre votre virginité en jouant au jeu du loup-garou avec vos camarades de classe.

Alors qu’est-ce que j’en fais de mon réel ? Je l’extrapole. Les enjeux de la gestion de l’eau dans le conflit conflit Israëlo-Palestinien ne sont-ils pas un bon parallèle avec ceux qui opposent les Martiens gris et les Martiens verts autour du monopole de la culture des scrubges ? Vous n’y pensez pas consciemment, mais un détail que vous aurez lu dans le journal ressortira peut-être dans votre intrigue sous une forme inattendue et providentielle !

Plus sérieusement, le réel est ma source de prédilection en ce qui concerne les rapports humains. Non, je n’envisage pas d’écrire sur l’amour en pensant à Shakespeare. Je ne crois pas être capable de faire vibrer le lecteur en empruntant l’émotion d’un autre. Je veux du vrai sentiment, parce que je pense que le lecteur ressentira la différence.

J’aime aussi piocher dans mon vécu pour mettre un visage sur mes personnages, leur donner des petites habitudes, des phobies, des défauts, faire plein de petits clins d’oeil qui m’amusent. Je recycle des répliques, des endroits, des expériences, des sensations. Absolument tout. Le recyclage, c’est écologique !

Tant qu’à faire, profitez des moments où vous faites du tourisme pour noter un maximum d’impressions sur les endroits que vous visitez. Ca peut toujours servir. Ou alors programmez vos vacances en fonction de votre projet de roman…

Seconde méthode, complémentaire avec la première : la barbare méthode livresque. Faites comme Hermione, courez à la bibliothèque !

Vous devez parler d’un lieu célèbre ? Attention aux endroits où vous placez les entrées et ne vous trompez pas de station de métro ! Il vous faut une carte, un plan, un guide touristique, des photos. Les lecteurs vous attendent au tournant, plus l’endroit est connu, plus les risques de bourdes sont grands.

Illustration de la barbare méthode livresque, par Hermione Granger
(pour moi casser les doigts c’était plutôt une technique d’interrogatoire, mais bon…)

J’utilise aussi la méthode Wikipédia mon ami. Wikipédia devient mon outil de navigation et je m’intéresse aux sources des articles, je fais des recoupements. De clic en clic, je me fais une idée sur mon sujet. Je procède un peu au hasard, afin de tomber sur l’information que je n’ai pas cherchée. Ca me donne d’autres idées pour étoffer mon histoire. C’est aussi chronophage que passionnant. Bien sûr ce n’est pas toujours assez complet, mais pour défricher, c’est un bon début.

Autre méthode : la lecture de fictions. Ce n’est pas une méthode à proprement parler mais on peut difficilement y échapper, et c’est pour cette raison que je l’évoque.

J’avais lu sur un forum d’écriture le conseil suivant : pour écrire un polar, lis des polars ! C’est important pour s’imprégner des codes et apprendre à ficeler son intrigue. Est-ce qu’on ne court pas le risque de s’enfermer dans un schéma ? Quand j’écris sur la toxicomanie, L’Herbe bleue s’agite dans un coin de ma tête, que je le veuille ou non (Trainspotting aussi mais c’est une autre histoire). C’est presque un combat de faire abstraction de mes références. Cela dit, elles sont là, disponibles. Je prends ce qui m’inspire et je laisse le reste de côté. Je continue à nourrir mon imaginaire d’autres imaginaires. Je ne peux pas faire autrement.

Ecrire, c’est ça : être une éponge imbibée d’eau de mer, de sang et de jus de guimauve ! C’est si romantique…

Jusqu’où aller dans la documentation ?

Il n’y a aucune limite. Vous pouvez vous contentez de vos impressions quotidiennes et les noter dans un carnet, et faire des recherches rapides sur les points techniques dont vous avez besoin. Tout dépend de votre sujet et vous êtes seul maître à bord. Vous pouvez également passer en mode maniaque comme Dieu Umberto Eco et vous lancer dans une véritable « gestation littéraire ».

« Pour la préparation de L’île du jour d’avant, je me suis naturellement rendu dans les mers du sud, sur le lieu précis où se passe le livre, pour observer les couleurs de la mer et du ciel à différentes heures du jour et les teintes des poissons et des coraux. » (confessions d’un jeune romancier).

Oui, pour les petits budgets, naturellement, ça marche aussi avec des photos.

Vous auriez deviné que les scrubges ressemblaient à ça, vous ?
Nan, je déconne, c’est juste une plantation de sex toys.

Personnellement, je fais avec les moyens qui vont avec mes ambitions. Modestes, donc.

Je m’organise pour que cette étape ne me prenne pas trop de temps : le travail de documentation s’arrête là où commence la prise de tête ! Ecrire doit rester un plaisir. Ca ne me fait pas plaisir d’écrire des âneries mais ne pinaillons pas non plus sur le diamètre moyen des têtes d’allumettes. Il faut définir des objectifs à ses recherches :

  • Est-ce que des recherches internet vont suffire ?
  • Me faut-il des livres ?
  • A qui pourrais-je poser des questions ?
  • Est-ce que ce ne serait pas judicieux de faire un petit déplacement ?

Au stade de l’embryon d’histoire, je vais tout de suite identifier des thèmes principaux qu’il faudra débroussailler avant même de scénariser dans le détail. Parce que ce n’est pas après avoir écrit un plan détaillé que je vais apprécier de me rendre compte que mon histoire ne tient pas la route à cause d’un problème technique.

La documentation va m’aider à construire le décor, le contexte, mais aussi les personnages. Notamment quand j’aborde un sujet de société. Dans ce cas, je vais au delà de la simple définition. Que pensent les vrais gens de la problématique en question ? Je m’attache à trouver des témoignages, les plus disparates possible. Tout est utilisable : ce que les gens disent, la façon dont ils le disent, et également la manière dont ce qu’ils disent est perçu. C’est le moment de se constituer une revue de presse et de fureter sur les sites d’associations. On peut même aller parler avec des vrais gens !

A ce stade j’affine mon scénario de façon à ce qu’il soit techniquement et psychologiquement crédible. Ca ne suffit pas à faire une bonne histoire, mais si je n’ai pas malmené les lois de la physique ni fabriqué des personnages tout creux, c’est déjà un bon début.

En pratique, pour ce travail je crée un dossier de favoris et un document texte que je remplis en vrac, sans organisation précise. Je lis beaucoup en diagonale, je garde ce qui pourra peut-être me servir, je n’utilise effectivement que 10% de ma recherche, en étant optimiste. Pour une nouvelle, quelques heures de recherches sur le net vont suffire. Pour une fiction plus longue, je risque de cogiter quelques semaines sur le sujet avant même d’écrire une ligne. Enfin consolez-vous : c’est toujours mieux que tout réécrire en pleurant quand votre bêta vous dit que ce n’est pas cohérent.

Ensuite, au cours de l’écriture, je vérifie des détails constamment. Où se situe-t-on sur la carte, est-ce qu’il fait jour à cette heure-ci et à cette latitude, combien coûte un démarreur en rechange pour un fourgon Volkswagen LT 28 ? Combien de temps faut-il pour courir un cent mètre ? Votre personnage peut-il traverser toute la gare du Nord en dix secondes pour avoir son train ? S’il loupe son train il va se faire attraper par les tueurs à gage qui le coursent et finir en engrais pour scrubges donc ses performances athlétiques et les dimensions de la gare sont des points assez critiques. Ces petites recherches ne prennent pas beaucoup de temps et comblent mon besoin d’exactitude.

En résumé…

Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ! (Socrate)

Conclusion

Vous vous dites que la documentation est une tâche bien ingrate ? Certes, le lecteur ne remarquera pas vos efforts. Mais votre absence d’effort, certainement. Tel serait alors le destin de votre précieux roman :

Le but d’une recherche documentaire efficiente n’est pas d’atteindre la perfection absolue, mais d’éviter de partir sur une idée fausse qui va impacter le scénario de façon majeure. C’est à vous de définir le degré de précision dont vous avez besoin. Si les inexactitudes peuvent gravement torpiller la crédibilité de votre histoire, a contrario, il vaut mieux éviter d’alourdir votre texte en essayant de caser toutes ces informations dûment collectées juste parce que vous n’avez pas envie d’avoir fait tout ça « pour rien ». Comme pour le style, la documentation est au service de l’histoire et pas l’inverse. Autrement dit, soyez convaincu que votre histoire mérite mieux que de vagues clichés !

litsiu, auteur amateur sporadique mais névrosé perfectionniste
& illustrateur à ses heures perdues…

Et vous ?

Que pensez-vous de tout ça ? Êtes-vous, vous aussi, un maboul de la documentation ? Avez-vous déjà été déçus par des livres qui manquaient cruellement de réalisme, faute de documentation ? Avez-vous déjà réfléchi à votre manière de vous documenter ? Comment procédez-vous ? N’hésitez pas à nous faire part de votre avis et à partager votre expérience dans les commentaires !

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21 comments

Nymphaliora 20 février 2017 - 15h 52

Et en plus c’est bon pour la culture générale ! Très chouette article que j’approuve à 100% !

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Mario 31 mai 2014 - 11h 54

Salut, j’adore cet article sur l’intérêt de la documentation.

Pour ma part, il me semble que de se documenter permet de créer une vraie solidité. Pour un de mes ouvrages écrit récemment (Royal coin-coin 2 pour le nommer et dont l’histoire se déroule en partie en Islande), je me suis rendu à Reykjavik même.

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Cordélia Reid 31 mai 2014 - 11h 55

Han ça doit être cool de pouvoir aller carrément sur place :D ça doit être la meilleure documentation du monde !
Merci pour ton commentaire ^^

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Emmanuelle 31 mai 2014 - 7h 20

Bonjour Cordelia et Litsiu. Magnifique texte. Simple, concis, avec beaucoup d’humour, et parfaitement exact, à mon sens. C’est certain que la documentation peut paraitre ingrate. C’est évident aussi que les débutant ont tendance à vouloir écrire la moindre information trouvée pour bien montrer qu’ils ont bien travaillé. Pour moi, l’écriture, c’est l’art subtil de décorer son lac avec des iceberg. On ne voit qu’une toute petite partie de ce qu’il y a dessous. Merci pour ce billet de blog, très agréable à lire, et parfaitement vrai.

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Cordélia Reid 31 mai 2014 - 9h 22

Hoho quand je vais le rapporter ce commentaire il ne va plus se sentir ! Mais tu as parfaitement raison avec la comparaison avec l’iceberg, c’est tout à fait ça ! Merci pour ton commentaire ^^

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Jean-Philippe 30 mai 2014 - 15h 08

Excellent article Litsiu !

Je suis tout à fait d’accord avec le pourcentage d’utilisation après recherches (moi je mets tout sur Evernote) mais quelque part, je crois qu’on « internalise » ces infos.

Personnellement, j’adore surfer (trop) sur Wikipédia et très souvent j’y trouve de belles idées que je ne cherchais pas. La sérendipité, c’est génial mais cela prend du temps. Alors, il faut bien se dire qu’il n’y a pas d’activité inutile pour l’écriture. Tout peut servir. C’est de la recherche… fondamentale ? ;)

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Cordélia Reid 31 mai 2014 - 9h 33

La sérendipité, ce concept est vraiment génial x)
J’enregistre aussi pas mal de trucs que j’utilise quasiment pas ^^
En tout cas je ferai remonter à Litsiu que tu as aimé son article ;)
Merci pour ton commentaire

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Lucie 27 mai 2014 - 12h 42

Je commente pour la première fois alors d’abord merci pour ce blog plein de conseils utiles et des gifs rigolos ; )
Je trouve bon nombre d’idées dans les revues et livres de vulgarisation scientifiques, je glane dedan sde quoi jouer à « et si… » : et si plus aucun antibiotique ne fonctionnait ? et si les volcans de Yellowstone se réveillaient ? et si on arrivait à prouver que Kepler186f est habitée ? etc, etc…
Sinon, juste en passant,l’art de tomber sur l’information qu’on ne cherche pas porte un (très beau) nom : la sérendipité.

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Cordélia Reid 28 mai 2014 - 13h 41

oh un lecteur anonyme qui n’est plus anonyme :D ça fait plaisir ^^
C’est une chic idée les « et si », j’aime beaucoup ce genre de concept ^^ Il y a un recueil de nouvelles de Werber sur ce principe et c’était assez marrant !
Et merci pour le vocabulaire ;)

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Ginevra 26 mai 2014 - 19h 13

Comment dire que je suis complètement d’accord?… Ben, comme ça je crois: je suis complètement d’accord^^ Je me souviendrai un moment du temps que j’ai mis à me documenter sur la ville de Prague pour ne pas faire une bourde et la faire traverser par le mauvais fleuve dans une de mes fics.
Bref, je ne peux que plussoyer cet article. Effectivement, c’est enfoncer des portes ouvertes, mais c’est vraiment ça. Bravo à Litsiu pour cet article.

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Cordélia Reid 28 mai 2014 - 13h 42

C’est bien d’être d’accord xD
Je te comprends totalement pour Prague, c’est pour ça que perso j’utilise des villes un peu fictives en m’inspirant de lieux que je connais ^^
Je ferais passer le message ;)

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Morgane 26 mai 2014 - 18h 28

Bonjour Cordelia
Alors (et je ne parle que pour moi), je dirais que ça dépend quand même de ce sur quoi on écrit. Pour ma part, je me documente très peu MAIS j’utilise beaucoup tout ce qui m’imprègne au quotidien et mon expérience perso. En même temps j’écris du fantastique et de l’anticipation, j’ai donc la liberté de prendre… des libertés ^_^

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Cordélia Reid 28 mai 2014 - 13h 44

Voyons même en SF il y a besoin de documentation :P Surtout si tu fais de la technologie avancée, là si c’est mal documenté ça se voit tout de suite à cause de l’aspect scientifique. Pour peu que le lecteur s’y connaisse un peu en lois de la physique ^^’
mais après oui, ça dépend un peu du texte, on ne se documente pas de la même manière en fonction des thèmes et des genres ^^

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Morgane 28 mai 2014 - 14h 02

EN même temps, j’ai fait des études scientifiques, alors bon ;)

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Cordélia Reid 28 mai 2014 - 14h 03

Ah bah tu pars avec un sacré avantage ;)

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Morgane 28 mai 2014 - 14h 06

Mais tu vois, ça me dérange pas d’être à côté de la plaque scientifiquement parfois, car là n’est pas mon but. Après tout je n’écris pas des articles pour une revue scientifique. L’avantage de la création artistique c’est de se permettre d’imaginer des choses qui n’existent pas. Après, je le répète, c’est différent pour chaque auteur et je ne critique absolument pas ceux qui aiment se documenter.

Cordélia Reid 28 mai 2014 - 14h 08

je dirais que ça dépend un peu, personnellement je vois assez vite les grosses absurdités. Mais c’est sûr que ça dépend aussi de sa culture générale et des thèmes qu’on aborde dans ses romans. Disons que quand on travaille sur quelque chose qu’on ne connait pas, il vaut mieux aller jeter un œil juste histoire de pas faire THE bourde xD

Lily M 26 mai 2014 - 13h 22

C’est un article super intéressant avec lequel je suis plutôt d’accord. personnellement, je passe aussi beaucoup de temps à me documenter, à lire ou à observer le monde autour de moi, que ça soit pour des histoires qui se passent dans le « monde réel » ou des univers totalement inventés. En ce moment je travaille sur un univers de science-fiction et même si tout est inventé, je me documente sur d’anciennes cultures et langues pour inspirer les différents peuples et cultures, relis des cours de droit constitutionnel et de sciences politiques pour créer le système politique/juridique de cet univers… je pense que c’est important et que ça donne de la profondeur au récit et au contexte dans lequel une histoire prend place, quelque soit le genre auquel elle appartient.
Encore une fois très beau travail sur cet article :)
A bientôt

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Cordélia Reid 28 mai 2014 - 13h 46

ça a l’air vachement bien ce que tu fais :D Personnellement je pense que c’est typiquement ce qu’il faut faire. S’inspirer du réel pour créer quelque chose de nouveau. ça ne se voit pas forcément, mais quand la documentation n’est pas là… là ça se voit !
Je ferais passer le message en tout cas :)
A bientôt

Reply
Charlotte 26 mai 2014 - 10h 26

Très bon article, merci Litsiu ! Même si c’était parfois fastidieux, je me suis un peu documentée avant d’écrire mon premier roman. Et j’approuve quand tu dis que se documenter passe aussi par tout un tas de lectures (et d’autres formes d’art aussi, d’ailleurs) c’est en se nourrissant de bons (et de mauvais) romans qu’on apprend le mieux à en écrire !

Reply
Cordélia Reid 28 mai 2014 - 13h 40

je ferais passer le message ^^
merci pour ton commentaire !

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