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Mes lectures de mars 2015

by Cordélia

Bonjour !

Comme vous avez dû le constater, je n’avais plus de temps à accorder à ce blog. J’avais un mémoire à rendre le 22 mai, jusque là j’ai décidé de me mettre en pause. Je vais pouvoir revenir petit à petit et j’ai ENFIN réussi à écrire mon bilan lectures de mars 2015 ! J’aime bien le faire, ça me fait un souvenir et j’espère que vous l’appréciez, même si vous êtes venus ici pour des conseils d’écriture. En mars 2015, j’ai lu 8 romans dont un en anglais, un d’un auteur français et un classique, comme prévu. J’ai également lu 3 ouvrages de socio pour mon mémoire : Réflexions sur la question gay de Didier Eribon, Queer Zones : Politique des identités sexuelles et des savoirs de Marie-Helène Bourcier, Homosexualités : révélateur social ? (collectif). J’en parle en long et en large dans une vidéo que j’ai faite sur mon mémoire, je vous invite à aller la visionner si ça vous intéresse en cliquant juste là.

Jour 21 (Les 100, tome 2) de Kass Morgan

Jour 21 (Les 100, tome 2) de Kass Morgan

Etant une immense fan de la série the 100, j’étais heureuse de pouvoir retrouver cet univers dans des romans. J’ai lu le tome 1 l’année dernière, et je l’avais globalement apprécié dans mes souvenirs. Il faut dire que le tome 1 ressemblait encore assez à la série au niveau de l’histoire, puisqu’il en avait été la base. Que vous dire du tome 2… c’est la grosse déception. Immense déception. Quand la série est ultra badasse, féministe (oui je le pense réellement !), stressante et passionnante, le livre est d’une platitude et d’une niaiserie à pleurer.

Je l’ai lu en entier seulement parce que je me suis forcée car je n’aime pas abandonner des lectures. Mais les personnes sont creux, les filles passent leur temps à se faire sauver et les erreurs scientifiques sont encore plus visibles que dans la série. Je me suis ennuyée, je me suis énervée sur les personnages tous plus débiles les uns que les autres, les intrigues prévisibles et l’atmosphère cucul la praline. Ça n’a vraiment plus rien à voir avec la série, qui est une bonne série bien addictive qu’on aime tellement qu’on lui pardonne facilement ses défauts. Là, je suis déçue et je ne lirais certainement pas les romans suivants et je les ai tous supprimés de ma wish-list.

Rencontres sous X de Didier Van Cauwelaert

Rencontres sous X de Didier Van Cauwelaert

Je me souviens avoir lu L’apparition de Didier Van Cauwelaert quand j’étais au collège ou au lycée, je garde le souvenir d’un roman avec une ambiance très ésotérique… Mais il faut savoir que Rencontres sous X n’a absolument rien à voir ! Néanmoins si j’ai choisi ce livre, c’est à cause de l’auteur, parce que j’en avais un bon souvenir. J’avoue que si j’ai choisi celui-là plutôt qu’un autre… c’est à cause du résumé. C’est l’histoire d’un footballer qui rencontre une actrice de X et qui finit par faire du X lui aussi. Je n’avais jamais lu aucun livre sur l’industrie du X, j’étais très intriguée par ce que cela pouvait donner, alors je me suis lancée. Au final, ce n’est pas seulement tellement une histoire de sexe (même s’il y en a, ne le cachons pas), mais plutôt le récit de deux personnages dont les destins s’entremêlent par hasard pour ne plus se séparer.

Il y a de l’amour, mais pas seulement. J’aime les histoires d’amour, mais en ce moment j’aime encore plus les histoires d’amour-amitié teinté de désir, sur ces sentiments pas clairement identifiables, ces sentiments qu’on garde secret, ces sentiments dont on a parfois honte. La relation qui unit les deux personnages pourrait sembler à sens unique, mais en réalité il y a une vraie réciprocité, bien que les sentiment qu’ils aient l’un envers l’autre soient différents. Je me suis vraiment attachée à eux, j’avais envie de savoir ce qu’ils allaient devenir. L’intrigue est présente juste ce qu’il faut, une histoire de filles importées des pays de l’Est, un trafic d’êtres humains en somme. J’ai vraiment apprécié cette lecture, relativement courte, mais efficace et j’ai envie de lire d’autres livres de Didier Van Cauwelaert, et peut-être même de relire L’Apparition.

Half Bad de Sally Green lectures de mars 2015

Half Bad de Sally Green

J’avais repéré ce livre un jour à Carrefour parce qu’il m’arrive de faire les courses. Comme le laissait supposer le fait qu’il soit en tête de gondole, j’ai commencé à en entendre parler, beaucoup. Genre, beaucoup trop. En plus, on venait me voir en me disant qu’il y avait un personnage gay, du coup il fallait que je le lise. Je n’aime pas être pressée comme ça, ça m’énerve. J’ai quand même fini par me laisser tenter (des mois plus tard), à un moment où j’avais envie d’une lecture facile.

J’ai aimé et pas aimé en même temps. Disons que j’ai passé mon temps à repérer les défauts dans l’écriture, dans le contexte, les personnages etc… mais que l’histoire m’a passionnée, que j’ai adoré les idées de l’auteur et l’ambiance. En clair, si je pouvais, je repiquerais TOUT ÇA parce que c’est trop cool… pour réécrire à ma sauce. Bref, ça me donne des envies de fanfictions. C’est l’histoire de Nathan, fils d’un sorcier noir et d’une sorcière blanche. Sachant que nous sommes dans un monde où les sorciers blancs ont traqués tous les sorciers noirs jusqu’à l’avant dernier (le dernier étant le pôpa de Nathan), les ont torturés et exécutés de façon assez moche (paye des sorciers blancs…). Les sorciers moitié-moitié sont surveillés très étroitement (enfin… Nathan a l’air d’être le seul donc…), au point d’être privés de leurs libertés. Finalement, Nathan va être récupéré par le clan des sorciers blancs et enfermé et torturé, etc jusqu’à ce qu’il parvienne à s’échapper. Son but, c’est de retrouver pôpa, de devenir un vrai sorcier (noir ou blanc, il fait avec ce qu’il a) et de ne pas mourir entre temps.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance très sombre, les descriptions avec du sang, les meurtres, la traque, etc. Je suis une grande fan de romans très sombres et Half Bad a réveillé mes envies de lectures dark-badass. J’ai aimé l’opposition noir/blanc qui n’est pas si évidente que ça, l’idée que les sorciers blancs aussi ne soient pas très fréquentables malgré ce qu’ils prétendent. J’ai aimé Nathan et j’ai passé toute la seconde partie du bouquin à lui hurler d’aller roucouler avec le petit mignon qu’il avait rencontré plutôt que de penser à la stupide fille qui lui sert d’amour d’enfance.

Néanmoins, ce roman a beaucoup de faiblesses, notamment sur le contexte. Lisez absolument le résumé, il contient des informations que vous n’aurez PAS dans le livre (et c’est très gênant). J’ai passé toute ma lecture à me demander QUAND est-ce que cette histoire se déroulait. C’est écrit l’Angleterre d’aujourd’hui sur le résumé, mais franchement par moments j’avais l’impression que tout se passait avant les révolutions industrielles, c’est très flou et il n’y a quasiment aucune description. Tout ça pour dire que… j’ai bien aimé et j’attends la suite, mais j’espère qu’entre temps, l’auteur s’est améliorée parce qu’il y a beaucoup de points de l’histoire qui mériteraient d’être exploitées davantage !

Erable de Saskia de Rothschild

Erable de Saskia de Rothschild

Voici un livre que j’ai eu le plaisir de recevoir grâce à un partenariat avec les éditions Stock et je les remercie de leur envoi. C’est l’histoire d’un homme au destin très particulier. En effet, on apprend dès les premières pages qu’il est notamment né dans un avion en plein vol, alors que sa mère faisait croire ne pas être aussi avancée dans sa grossesse. Il a ainsi eu droit à des articles de journaux dès son plus jeune âge ! Puis il a une scolarité exemplaire, il fait une grande prépa pour ensuite aller à Polytechnique, mais il n’accepte aucune des propositions qu’on lui fait dans de grandes entreprises pour finalement prendre un poste très ordinaire dans une entreprise toute aussi ordinaire. Pourquoi ? Parce que Erabe, c’est son nom, est très particulier. Il pense avoir un destin, et pas n’importe lequel : celui de provoquer le destin des autres. Son but est notamment d’aider les gens, le monde entier, à trouver l’âme sœur. Ainsi il observe, il prend des notes sur tout le monde, y compris les gens qu’il ne connait pas, pour décider de qui correspond à qui et ensuite tout faire pour mettre les deux heureux élus en présence. En bref, il se prend pour Cupidon et, vous l’aurez compris peut-être, au détriment total de sa propre vie.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, c’était un moment du mois où j’avais besoin d’une lecture calme et reposante. Ce n’est peut-être pas le roman de l’année et j’en ai déjà oublié les détails, mais j’ai néanmoins trouvé qu’il avait un petit truc en plus. Erable est tout à fait le genre de personnage que j’adore, complètement à côté de la plaque, extrêmement intelligent et incapable de communiquer avec les autres. En plus, son nom est tellement cool. Pour être honnête, j’ai trouvé qu’Erable était un personnage du même genre que Plectrude, l’héroïne du Robert des Noms Propres d’Amélie Nothomb. A un moment, je me suis même imaginé en train de se rencontrer, je suis sûre que ces deux-là pourraient s’entendre et former un petit couple complètement loufoque. Après, ce n’était pas une histoire très prenante, il ne se passe pas grand chose, c’est un roman vraiment centré autour de son personnage principal, avec d’autres personnages qui gravitent autour de lui et dont on découvre partiellement les vies respectives. En bref c’est un roman agréable à la lecture, qui se lit très vite et qui plaira sans doute aux amateurs de romans contemporains. Et peut-être aussi à ceux qui ont aimé Le Robert des Noms Propres.

Every Day de David Levithan

Every Day de David Levithan

Je continue mes lectures en anglais ce cher David Levithan. Vous savez maintenant que j’apprécie énormément cet auteur, en particulier car il a souvent des personnages LGBT+ et car ses romans sont très accessibles en anglais. Every Day est sorti en français sous le titre A comme Aujourd’hui; mais j’ai préféré le lire en VO, une fois n’est pas coutume. C’est l’histoire d’une personne très particulière, prénommée A. Tous les jours, A. se réveille dans un corps différent, oui, vous avez bien lu. Un corps différent, un corps qui ne lui appartient pas. A. a alors accès à tous les souvenirs bien au chaud dans le cerveau de son hôte et doit passer la journée dans ce corps, à se comporter exactement comme la personne à qui il appartient le ferait. Ce n’est jamais sa propre vie que A. vit, mais toujours celle d’un autre. Et ça, aussi loin que remontent ses souvenirs…

Sauf qu’un jour, A. se réveille dans le corps d’un garçon qui se trouve avoir une charmante petite amie, Rhiannon. Pour la première fois, A. ne joue pas le rôle de son hôte et laisse apparaître sa vraie personnalité, pour Rhiannon. Et pour la première fois, lorsque le lendemain, A. se réveille dans un nouveau corps, A. cherche à garder contact avec Rhiannon, et vous devinez qu’une relation va s’installer entre ces deux personnages, qui va être le noeud de l’intrigue. Ce qui est important, c’est qui on est à l’intérieur mais quand on a pas de corps à soi, comment ça se passe ? On est toujours le même et en même temps quelqu’un de différent tous les jours ? C’est une histoire qui fait réfléchir, au-delà de l’aspect très poétique et onirique de la situation. D’autre part, David Levithan pose très subtilement la question du genre, car A. se retrouve indifféremment dans des corps féminins et des corps masculins. Vraiment, c’est un excellent livre que je conseille à tout le monde.

F comme garçon de Isabelle Rossignol

F comme garçon de Isabelle Rossignol

Encore une fois, voilà un livre que j’aurais rêvé d’avoir quand j’étais gamine. C’est bête, ce n’est que maintenant que je suis adulte, que je sais qui je suis et que je m’assume que je lis des romans jeunesse sur le thème de l’homosexualité, l’homoparentalité, les transidentités, etc. Je dis que c’est bête, parce que ce sont des livres qui m’auraient beaucoup aidé si j’avais eu la chance de les lire. Tant pis, ça sera pour les autres… Je les ferai lire à mes enfants. Eux et tous les romans de l’Ecole des Loisirs (sérieusement, cette maison d’édition est incroyable et propose des romans sur tous les sujets supposés « difficiles » auxquels les autres n’osent pas forcément se frotter).

En tout cas, F comme garçon est un roman avec une héroïne découvrant son attirance et son amour pour les autres filles. Tout commence de façon assez dérangeante avec une histoire avec l’une de ses cousines. J’avoue avoir été surprise que l’auteur ose traiter (presque clairement) la masturbation des jeunes ados, encore plus la masturbation féminine ! Et elle le fait bien, je sais que si j’avais lu cette histoire quand j’avais 10/11 ans, j’aurais été rassurée et je me serai totalement identifiée.

L’héroïne va ensuite vivre une petite amourette avec une fille qu’elle rencontre pendant les vacances. C’est à la fois touchant et triste, mais je ne vous en dis pas plus. En tout cas, l’auteur fait bien la différence entre la découverte de son orientation sexuelle et romantique, et les jeux entre enfants du même sexe (sachant que les deux sont présents). La fin est vraiment excellente, mais je ne vous la gâcherai pas en vous la racontant. Je conseille ce livre à tout le monde, petit et grand.

La princesse de. de Emmanuelle Bayamack-Tam

La princesse de. de Emmanuelle Bayamack-Tam

Même avec du recul, j’ai bien du mal à savoir ce que je pense de ce livre. C’est l’histoire de Daniel qui a bien des problèmes avec sa mère. Pour faire de la psycho de comptoir, je dirais qu’il n’a pas terminé son Œdipe… Il devient Elle et se produit sur scène en tant que… travesti ? Ou il est vraiment femme et trans ? Je n’arrive pas à cerner ce personnage. Tous les fils ne sont pas faits pour devenir des hommes, c’est ce qui sert de résumé. C’est un roman très fort à l’image de cette phrase, très dur. Il fait l’effet d’une claque, mais ce n’est pas agréable. Je n’ai pas compris Daniel, je n’ai pas compris son avatar féminin non plus. Je n’ai pas réussi à suivre l’auteur jusqu’au bout, ni à voir où elle voulait m’emmener avec son histoire.

Il y a plein de moments qui m’ont beaucoup gênée, notamment tous ceux qui relevaient du rapport avec la mère… Beaucoup de mots très crus, la vérité toute nue, une relation que je juge malsaine parce que je ne la comprends pas. On m’avait beaucoup recommandé ce livre, je ne m’attendais pas à ça. Je me suis retrouvée comme une imbécile à la fin, perdue. Si vous l’avez lu, je vous invite vivement à me donner votre ressenti et votre avis !

Et vous ?

Qu’avez-vous lu en mars ? Avez-vous déjà lu ces romans dont je parle ? Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous envie d’en lire un ou deux suite à mes chroniques ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires !

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3 comments

titi 10 janvier 2016 - 14h 29

Merci pour le partage. J’admire votre courage pour la lecture.

Reply
Jule 25 mai 2015 - 12h 09

Bonjour !
Décidément, chaque fois que tu parles de tes lectures, ici ou sur Youtube, ma wishlist se rallonge ! A comme aujourd’hui y figurait déjà, je viens de rajouter F comme garçon et Rencontre sous X (bien que j’émette quelque réserve pour ce dernier, sans trop savoir pourquoi).
Pour ma part, parmi mes dernières lectures figurent «Oh, Boy !» de Marie-Aude Murail (je te rejoins totalement sur ton commentaire au sujet de L’école des loisirs), les deux premiers tomes de Hunger Games, série que je m’étais jurer de ne jamais commencer parcequec’esttroppopulaire –‘, et «Du bout des doigts» de Sarah Waters (une auteure que je recommande vivement !).
J’attends tes prochains avis avec impatience :)

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Cordélia Reid 27 mai 2015 - 16h 26

Haha ravie d’augmenter ta wish list alors !
Hunger Games c’est populair mais c’est cool.
Je n’ai jamais lu Sarah Waters mais tu n’es pas le premier à me la conseiller !
Merci de ton commentaire ^^

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