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Comment terminer son premier roman

by Cordélia

Bonjour à tous et à toutes !

Après avoir donné la semaine dernière 7 conseils pour bien commencer ce roman, je reviens ce lundi avec des conseils pour… terminer son premier roman ! Pourquoi le premier roman en particulier ? Parce que je pense que c’est l’étape la plus difficile dans la vie d’un écrivain. Pour ma part, j’ai tellement de cadavres de romans inachevés dans mes placards que je pourrais être incarcérée par la brigade de protection des romans pour meurtre en série… Je n’ai jamais vraiment passé ce cap. J’ai terminé des histoires, bien sûr, mais ce n’était pas des romans.

Comme je peux difficilement parler de quelque chose que je n’ai, pour l’instant, pas réussi à faire, j’ai choisi de donner la parole à divers écrivains. Ils sont sept écrivains à avoir été assez aimables pour me donner un peu de leur temps pour parler de leur expérience personnelle et pour donner quelques conseils pour terminer son premier roman. Je leur laisse la parole, on se retrouve à la fin de l’article pour un petit bilan !

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Marlène Chombart-Lemoine
38 ans, romancière éditée chez ThoT Editions depuis 2012

Dans ma tête, j’ai commencé 3 milliards de romans… Sur papier, environ 7… (et j’en ai encore autant dont 5-6 chapitres sont écrits et qui dorment sagement, comme des fromages à l’affinage ! Je ne peux pas dire si tous verront le jour ). Il y a plusieurs raisons qui font qu’on réussi à terminer un roman. Première raison : le décider, se l’autoriser, se donner le temps, passer la « honte » (timidité si on veut) de se frotter aux plus grands, se dire « pourquoi pas moi ? » . Deuxième raison : croire en son projet, le trouver suffisamment original, en toute objectivité. Troisième raison : la réaction de proches face à l’idée même d’écrire et face aux premiers chapitres donnés à lire.

Pour rester motivé, il faut y croire (voir la raison 1) et puis je pense que d’avoir des amis (ou même un seul !) à qui envoyer chapitre par chapitre le roman donne une envie inégalable d’avancer ! Les retours, les questions, les compliments… : ça motive ! On a envie de surprendre son lecteur, il vous dit « alors ? et la suite ? » , il vous questionne sur les personnages, vous oblige à être clair et cohérent… C’est un bon ami ! Dans mon cas, c’était ma sœur, qui lisait sur son téléphone, dans son bain. Puis deux de mes meilleures amies.

Après avoir terminé son premier roman, on se dit : je PEUX le faire. On se fait davantage confiance, on connaît les pièges et les obstacles. On accepte que l’écriture ne soit pas une activité linéaire, qu’il y ait des temps morts, des moments où le manuscrit reste en friche apparente pour mieux s’écrire plus tard. Une fois que le roman est fini, lu, on apprend : on n’écrit pas pour soi. Je pense que c’est un mensonge pour cacher sa peur d’être lu (ou bien pour accentuer le côté thérapeutique, mais là, c’est un autre travail que celui d’écrivain). On écrit pour être lu, pour que notre histoire, un jour, ne nous appartienne plus complètement et que nos personnages prennent vie sous les yeux des lecteurs et non plus sous notre plume ! Quand on a ce plaisir à venir en ligne de mire, c’est nettement plus motivant pour continuer !

Mon conseil : accepter de prendre le temps et de laisser son roman… Se laisser le temps de ne pas écrire, d’y penser, souvent, presque tout le temps, de laisser disparaitre les phrases (ces phrases qui semblent si parfaites !) qui nous viennent quand on est au volant ou bien en plein dîner de famille, sur le chemin de l’école, dans le métro. Il faut mûrir l’histoire et les personnages. Ensuite, au bon moment, ils tombent de l’arbre et on peut écrire. C’est difficile parce que les délais sont élastiques, les moments d’écriture programmés ne sont pas propices. Mon premier roman est resté en « pause » presque un an. Il était comme bloqué.

Quand je l’ai repris, je ne me rappelais même plus certains passages ! Je l’ai relu, longuement, puis corrigé, et la suite s’est écrite d’elle même. Il y a un moment difficile à passer : une espèce de nœud dans l’écriture. C’est celui où on a posé tout le début, campé les personnages, défini les paramètres de notre univers imaginaire. On a semé des fausses pistes, on a donné des indices, on a mis, déjà, tout ce qui faisait la bonne idée de roman qu’on avait eue. On sait comment doit se finir l’aventure, pourtant, entre ce début et la fin, un trou béant reste à combler. Là, quand les premiers chapitres sont posés, il faut basculer, de l’autre côté du mur qu’on a bâti puis gravi, aller de l’avant, quitter le confort des passages qu’on avait bien pensés à l’avance pour faire progresser l’histoire, doucement, vers son dénouement. Le cap est, pour moi, le moment de la « pause »

Quand c’est l’heure de la pause pour l’écrivain…

Raphaël Nomézine
41 ans, romancier depuis 2011, édité chez Booxmaker et L’Ivre-Book et auto-publié

Avant mon premier roman achevé, j’en avais commencé un que je n’ai jamais terminé. J’avais dû écrire une dizaine de chapitres, je crois. Mais sur la longueur, mon inspiration s’était tarie. Puis, je me suis attelé à l’écriture d’un autre roman. J’ai été jusqu’au bout, seulement il n’était pas suffisamment abouti pour moi. Il m’a néanmoins servi de base pour un nouveau roman (qui en est un spin-off), un thriller (Shooting Brake), aujourd’hui édité en numérique par L’Ivre-Book et auto-édité pour la version papier. Je le considère comme mon premier vrai roman achevé. Concernant ce dernier, même sans plan préalable, je savais exactement ce que j’allais y raconter, et surtout la manière dont j’allais narrer cette histoire (une façon très conceptuelle).

Quelques conseils pour aller au bout et rester motiver dans le temps : croire en son histoire, y croire à fond et ne pas se laisser abattre par un passage ou un chapitre sur lequel on bloque au cours de sa rédaction. Et savoir exactement vers quel dénouement on se dirige : si on a une destination finale très nette, c’est beaucoup plus facile d’avancer que si la fin est trop floue dans l’esprit de l’auteur (c’est ce qui a pêché lors de mon tout premier essai).

Après mon premier roman, j’ai été encore habité par mes personnages très longtemps. Ce qui fait qu’il m’a été difficile de m’immerger dans mon second roman, de changer totalement d’univers. Ce second roman est même plus difficile à écrire que Shooting Brake (écrit en un an alors que mon second est en cours d’écriture depuis octobre 2012 et que je n’ai rédigé que 40% de son intrigue). Parce que ma façon de narrer ma nouvelle histoire est très différente, plus travaillée peut-être pour un rendu plus poétique. Mon intention d’auteur n’est pas du tout la même.

Quand un écrivain croit en son roman

Daph Nobody
38 ans, romancier depuis 16 ans, édité chez Sarbacane

Combien de livres j’ai commencé en les laissant inachevés avant de terminer mon premier roman ? Je dirais une bonne dizaine. Entre-temps, certains ont été repris, abrégés pour devenir de longues nouvelles incluses dans mes deux recueils de nouvelles ou publiés après. Je puise encore régulièrement dans ce stock de romans inachevés, et en toute logique il arrivera un jour où ils seront tous achevés, y compris mon premier roman inachevé qui date de mes 12 ans et qui me tient encore fort à cœur aujourd’hui. Quasi tous mes romans prennent entre 8 et 15 ans entre le moment où j’en écris la première phrase et celui où un éditeur les publie enfin.

L’idéal quand on écrit un roman (ou même une nouvelle, en fait), c’est d’avoir une fin en tête dès le départ, pour savoir vers quoi on se dirige. Il se peut que cette fin change à un moment donné, en cours d’écriture, parce que les choses prennent une autre tournure que celle que l’on avait escomptée, et que du coup une tout autre fin émerge, mais l’important est d’avoir à tout moment dans la tête une destination, ce qui permet de conserver un fil conducteur, un point de repère si on s’égare en chemin.

Est-ce que, pour aller en vacances, vous sauteriez dans le premier avion sans savoir où il va ? C’est un peu la même chose dans l’écriture : on va découvrir un nouveau pays, donc on ne sait pas tout de ce qu’on y trouvera (sinon ce n’est pas la peine de « partir à sa découverte »), mais on sait néanmoins où on va et pourquoi on y va ; une fois que l’on s’y trouve, il se peut que l’on ne reste pas dans la ville prévue initialement, mais on se trouve malgré tout à une destination précise qui, elle, était programmée. C’est pareil quand on écrit un roman. Dans ma logique, du moins. Mais je sais que beaucoup d’auteurs ne connaissent pas la fin de leur histoire en entamant sa rédaction.

Je suis incapable de fonctionner de cette manière aléatoire. Je dois savoir où je vais, sinon à un moment donné je bloque ou je me perds… Si on a une fin en tête, on a hâte d’y arriver. Du coup, on conserve la motivation dans l’acte d’écrire. Et ne pas oublier aussi : pour que l’écriture d’un roman ait du sens, il faut l’écrire en utilisant son propre vécu, ses propres expériences, pratiques, émotionnelles… C’est une autre manière de ne pas s’égarer et finalement, d’éviter de se retrouver dans un tel foutoir de mots, qu’on finit par abandonner le roman en cours d’écriture parce qu’on est désespéré et épuisé, et qu’on n’a plus qu’une seule idée en tête : passer à autre chose. On peut passer une vie entière à écrire un premier roman, c’est là le grand danger.

C’est beaucoup plus facile d’écrire des romans après le cap du premier. Parce qu’on gagne de la confiance en soi, et on n’a plus peur de ne pas pouvoir y arriver puisqu’on y est arrivé. Comme c’est le cas pour tous les défis, que ce soit un régime alimentaire ou le saut à l’élastique. On sait que c’est possible, même si on sait aussi que ça peut prendre du temps ou qu’il y a des risques. Quand on achève un premier roman, ensuite on peut en écrire mille, le principe restera toujours le même. C’est pourquoi il est essentiel de faire l’effort (oui, car cela demande un effort, incontestablement, un grand sens de l’organisation et une grande discipline) d’achever ce premier roman, sinon on risque d’être l’auteur de trente-six romans inachevés, ce qui n’apporte rien à personne, sinon un sentiment de vie inachevée et d’échec personnel.

Quand un écrivain se retrouve avec un roman inachevé

Hina Corel
24 ans, romancier depuis 2010, publié aux éditions Le Gaulois nomade et aux éditions Valentina

Pour ma part, j’ai toujours achevé mes romans. Je n’ai jamais abandonné une histoire entamée pour la bonne et simple raison qu’avant de poser les premiers mots de l’histoire, j’élabore un scénario. C’est-à-dire un plan détaillé de l’histoire, lequel est toujours accompagné des fiches personnages qui permettent de caractériser les différents protagonistes du manuscrit. Ainsi j’ai toujours une ligne directrice lorsque que j’écris un manuscrit, ce qui m’aide probablement à l’achever. Quand on ne sait pas dans quelle direction se diriger, on peut s’éparpiller et avoir des difficultés à boucler l’histoire tant il y a de trames secondaires créées.

Néanmoins, il m’arrive parfois d’avoir des idées nouvelles en cours d’écriture. Dans ce cas, je peux arrêter l’écriture de mon manuscrit pendant plusieurs jours ou semaines le temps d’adapter le scénario à ces nouveautés. Cela me contraint parfois à modifier les tomes précédents dans le cas d’une série pour une meilleure cohérence de l’histoire. C’est pourquoi, j’attends toujours de terminer entièrement une saga avant de l’envoyer à un éditeur. Par exemple, pour ma saga fantasy Helia Meldyn, je n’ai rien envoyé avant d’avoir terminé le tome 6, celui qui achève la saga. Idem pour ma trilogie Ânkh.

Autre point important, il faut prendre du plaisir à écrire son histoire. En fait, c’est un élément essentiel qui jouera beaucoup sur la qualité du manuscrit. Si écrire vous ennuie mortellement, autant arrêter tout de suite. Le « métier » d’écrivain est difficile et demande énormément d’investissement personnel qui ne sera parfois, même souvent, jamais récompensé. Donc, si relire plus d’une dizaine de fois vos textes ou accepter les critiques des autres vous rebutent, posez votre plume, vous n’arriverez à rien du tout.

La motivation est importante et tous les auteurs fonctionnent différemment : certains ont besoin d’écrire un petit peu tous les jours pour progresser dans leur histoire alors que d’autres fonctionnent plus par à-coup. Je fais partie de cette dernière catégorie car il peut m’arriver de ne pas écrire pendant des mois. Puis un jour, j’ai soudain envie d’écrire parce que j’ai une idée, voire un scénario, qui me trotte dans la tête depuis quelques temps. Alors j’écris de manière intensive (parfois 8 heures par jour) jusqu’à achever le roman et le laisser reposer quelques mois. En bref, j’écris quand j’ai envie d’écrire tout simplement. Je ne peux pas me forcer à écrire, je n’y arrive pas. Pour m’aider, j’utilise parfois de la musique (soundtracks de films bien souvent pour accompagner les scènes de l’histoire) mais certains préfèrent écrire dans le silence le plus complet. C’est un choix.

Terminer un roman est toujours très satisfaisant et triste à la fois. C’est une page qui se tourne et le début d’un long périple pour les auteurs qui veulent se faire éditer : relecture, corrections, recherche de maisons d’édition, premiers refus des grosses maisons d’édition qui n’ont pas lu votre roman… C’est aussi se remettre en question. Est-ce que mon roman est intéressant finalement ? Car si vous racontez l’histoire d’un petit humain qui détient un anneau magique ou d’une lycéenne qui rencontre des vampires, il y a de grandes chances pour qu’aucune maison n’accepte votre histoire. Mais ce travail sur le fond se fait en amont de l’écriture et nécessite que vous lisiez beaucoup de romans. C’est aussi un point important, pour ne pas refaire ce qui a déjà été fait.

Une fois le premier manuscrit achevé, il devient effectivement plus facile d’écrire d’autres romans. Parce qu’on ne refait pas les erreurs qu’on a pu rencontrer lors de l’écriture du premier manuscrit : on prépare mieux son scénario, ses personnages, l’intrigue… De plus, à force d’écrire et de recevoir des corrections de la part nos bêta-lecteurs (des personnes qui se proposent pour corriger et commenter un manuscrit bénévolement), notre style d’écriture s’améliore considérablement : on évite les verbes faibles, les répétitions, on améliore les tournures de phrases, etc… Finalement, on ne cesse jamais de s’améliorer.

Quand il est l’heure de terminer son premier roman

Suzanne Roy

38 ans, 
romancière depuis 5 ans, éditée chez ADA, Laska et Milady

Je n’ai laissé aucun roman inachevé avant de terminer mon premier roman. Mais j’ai des romans inachevés postérieurs au premier, parce que je sentais l’incohérence de certains de mes personnages (ils changeaient entre le début et la fin). Mes conseils : écrire vite, d’un trait, en sachant l’histoire dès le départ. Il n’est pas plus facile selon moi d’écrire les romans suivants le premier. Chaque histoire est différente. Je pense que c’est le lien entre l’auteur et l’histoire qui détermine si on va le terminer ou non (s’il est prêt dans notre tête, il est plus facile d’écrire).

Luc Comptone, Rigaire Raquin et Alexandre Dumont-Castells
42 ans, auteur et romancier depuis 2001, auto-édité et édité aux Editions GénéProvence

Écrire c’est aussi voir une œuvre dans un ensemble, un projet littéraire, qui suscitera l’intérêt du monde très fermé de la littérature et du cinéma français. Rappelons-nous malheureusement que seulement 0,2% d’entre nous, auteur(e)s, ne parvenons qu’à être édité à compte d’éditeur. Cela ne doit pas pour autant nous faire renoncer à écrire ! La persévérance est payante. Pour finir d’écrire un premier roman, il suffit d’écrire avec une bonne plume (style), avec envie et passion mais surtout vivre jour et nuit son œuvre et penser aux autres à venir. Le style et la passion s’améliorent ainsi avec le temps.

Quand un écrivain ne se laisse pas abattre et continue coûte que coûte

Oriane
25 ans, romancière depuis 10 ans, auto-publiée sur Internet

J’ai terminé le premier roman que j’ai écrit. Le seul roman que je n’ai pas achevé, c’est parce que je le trouvais trop rempli de clichés, pas assez original, et c’était le futur 14ème…

J’ai écrit un article « Dissert sur des écrits finis » sur le sujet. Vous le trouverez juste ici et voici un court extrait :

Je distingue deux phases dans la démarche artistique de l’écrivain.
D’abord, il y a l’orgueil incommensurable du débutant. On le sait, notre premier roman nous décroche toujours un hardi « comment je suis trop fort » dès qu’on s’est relu. Le mot « fin » rime avec finalité. Et les autres sont géniaux, mais « je reste un des meilleurs ». Bien qu’elle nous rende ridicule, y compris aux yeux des futurs grands pratiquants que nous serons, cette phase me semble nécessaire. Elle insuffle la passion. Croire en la justesse de sa voie permet de s’y consacrer énormément, et donc de se perfectionner.
Lire la suite

Motivé ou non, il faut s’imposer un rythme, et le trouver par rapport à son propre train de vie et caractère. Mais la régularité est nécessaire, du moins d’une étape à l’autre. Entre deux étapes (genre écriture du premier jet / corrections) on peut encore faire une parenthèse sans trop difficilement s’y remettre, mais casser net c’est mauvais. Plus jeune je me suis forcée : un peu chaque jour, et surtout, des endroits très différents. A présent, je peux écrire quand je veux où je veux, je me suis disciplinée, tout en rendant mon imagination plus souple dans ses moments d’expression. Bien sûr que j’ai eu des gros arrêts dus à des éléments extérieurs à l’écriture même, et là c’est brutal, mais cela m’est toujours revenu.

Après avoir terminé le premier roman, il est plus facile d’en écrire d’autres. On est dans le bain, on visualise où on va, on a le sens du scénario qui s’est habitué. Pour ma part, je ne suis pas partisane ni des arrêts d’écriture d’un roman à tout va, ni des nouvelles pour « se faire la plume ». Quand on a un long chemin à parcourir, une histoire à étoffer, tout ce qui est scénaristique, évolution des personnages, développement des décors, n’est pas possible à travailler en version courte.

Quand un écrivain termine son premier roman

On aura pu remarquer qu’il y a au final beaucoup d’expériences différentes. Certains terminent leur premier roman du premier coup et d’autres accumulent les romans inachevés. En tout cas, ce qui ressort à mon avis, c’est qu’il faut croire en soi pour terminer son premier roman. Et peut-être ne pas trop se poser de questions sur tout ça. Il faut écrire, un point c’est tout. Si on commence à s’apitoyer sur son sort parce qu’au bout de X mois, on ne l’a toujours pas terminé, on est vraiment pas arrivé ! Mon avis est assez similaire à celui de Marlène Chombart-Lemoine et je suis actuellement dans cette phrase de gestion de « la pause » en écriture. Ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas, à avoir besoin de faire de longues poses entre différentes phases d’écriture.

En tout cas, il faut croire en nous-mêmes : nous allons le finir, ce fichu de premier roman !

Merci à tous les auteurs qui auront participé à l’élaboration de cet article ! Et que ceux que je n’ai pas retenu me pardonne, c’était seulement une question de place, je ne pouvais pas utiliser les témoignages de tout le monde. Peut-être une prochaine fois ? Merci aussi à Pikachu dont l’aide m’a été précieuse.

Et vous ?

Vous vous sentez plus proche de quel témoignage ? Avez-vous un avis différent ? Vous avez réussi à passer le cap du premier roman terminé ou pas ? Combien de romans inachevés hantent votre cimetière ? N’hésitez surtout pas à parler de votre expérience via les commentaires !

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19 comments

Lise 14 novembre 2017 - 20h 08

Bonjour !
Pour ma part, ce qui marche c’est d’écrire un peu chaque jour. J’ai une appli sur mon téléphone qui s’appelle Writeometer qui est très motivante. Mon roman était resté en pause après plusieurs mois. J’avais perdu (je n’ai jamais compris comment) environ vingts pages et sur le coup ça m’a démoralisé. J’avais installé cette appli car je cherchais quelque chose pour les apprentis écrivains et je me suis tout de suite remise à écrire ! Depuis, malgré les cours, j’arrive à écrire environ 800-900 mots par jour (cela peut paraître risible pour certains mais je n’ai que treize ans !). J’ai à présent dépassé largement la moitié et j’espère finir pour Mars (même si un peu avant ne serait pas de refus …) !

Bref, je pense que finir un roman il faut surtout y croire et se forcer un peu ! Sinon, on a tendance à tout procrastiner et on avance plus (en tout cas, pour moi c’est comme ça). Bien que j’ai l’impression parfois que j’écris quelque chose de très mauvais, je n’arrête pas car n’oublions pas notre rêve : Finir son roman !

Bonne chance à tout le monde !
En tout

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Lala hayato 19 mai 2017 - 15h 42

Apres on dit que j’ai une ilagination débordante quand j’etait petite ma mere me disait que j’etait tres forte pour écrire et inventé des petite histoir rigolote ou dramatique. Je m’inspire le plus souvent des histoir d’amour de manga donc sil vous plais aider moi a finir mes histoir ( roman inachevait ) pour moi

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Lala hayato 19 mai 2017 - 15h 27

Bonjour je suis une jeune collegienne de 14 ans j’adore écrire et en se moment je suis entrin d’écrire une histoir sous les conseil d’une amies je voudrais avoir la chance d’avoir des lecteurs pour sa j’ai besoin de plus de conseil svp

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Yume shiro 22 avril 2017 - 12h 32

Idem pour moi je ne compte plus le nombre de mes écrits inachevés mais pour la grande majorité il ne me tenait pas tellement a coeur je ne me sentait pas emporter par l’histoire il y avait un déclic malgré tout sinon je n’aurais pas commencer a les écrire mais les personnages ou l’univers ne me correspondait pas ou plutôt je ne les comprenais pas plus lhistoire avancait plus je ne m’en sentais pas proche et je n’arrivais pas a rester avec eux pour continuer a vivre leurs aventures dans ce cas la nabandonner pas tout de suite essayez de creuser un peu comme chez une personne qui nous paraît inintéressante au premier abord elle pourrait ce révéler mieux que vous le pensez bon ne vous y attarder pas trop il ne s’agit pas non plus de perdre du temps mais on ne sait jamais cela pourrait vous inspirer un nouveau roman ce qui m’est arrivée malheureusement ce roman qui m’était cher a disparu dans les fond de mon disque dur cassé j’avais tout le début le milieu la fin le passé et l’avenir de mes personnages tout était en place j’avais écrit plus de 200 pages mais la vie en a décidé autrement. .. j’étais anéanti c’est un véritable coup dur bien sur j’ai réessayer de l’écrire mais ca ne m’est jamais revenu je crois que le choc et la déception a cassé ma motivation mais il ne faut jamais ce laisser abattre car aujourd’hui j’ai une nouvelle histoire dans la tête tout vient a point a qui sait attendre comme on dit certes je bug sur la fin mais un roman c’est du temps et de la patience beaucoup de déception mais le bonheur de la réussite n’en n’est que plus grand alors accroché vous a votre rêve et surtout SURTOUT faites plein de copie ;)

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Lucie 18 avril 2017 - 19h 19

Je passe parfois voir ton blog quand j’ai besoin de conseil et j’avoue que cet article peut-être très utile. Il est vrai qu’il faut avoir de la motivation car par moment, je n’ai pas vraiment envie de continuer. Actuellement, je fais une Plateforme d’Orientation pour vérifier avec des stages si mon futur métier me plairait. Là bas, j’y ai rencontré deux filles qui aiment lire elles aussi. On a eu une idée. On s’échange nos histoires et on dit ce qu’on a à dire. Pour ma part, j’avais passé six chapitres à mon amie. Elle m’a dit qu’elle a adoré. J’avais vraiment flippé sur ce que pourrait être ses réactions et maintenant… ce n’est pas le cas. Elle a trouvé le début génial et cela me motive à continuer. Seulement, j’ai remarqué des incohérences dans mon histoire. Du coup, je veux le reprendre et grâce à un service civique, je pourrais aller sur place pour rendre le lieu plus réel. Aussi, je dois avoir des romans qui ne sont jamais terminés. Je créer les personnages mais ensuite, trou noir, page blanche. Je laisse donc de côtés. Mais l’histoire que je suis entrain d’écrire, je compte bien la terminer. En tout cas, merci pour ces précieux conseils.

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Boucherez Eloeiz 14 mai 2016 - 20h 51

Bonsoir tout le monde !
Je suis une jeune auteur de 18 ans. Moi aussi j’ai déjà eu au moins une dizaine de romans inachevés que j’ai abandonné lâchement car en grandissant, je trouvais que ça faisait vraiment enfantin où un topos trop repris ces dernières années. Mais depuis quelques mois je suis sur un projet qui me tiens vraiment à coeur, qui je suis sûre pourrait plaire aux lecteurs, mais j’ai un petit problème: j’ai déjà écrit deux parties de neuf chapitres chacun et à l’heure actuelle, je suis à la troisième partie, sept chapitres sons déjà rédigés mais voilà, à deux chapitre de la fin , je bloque… Je ne sais pas comment le terminer, j’ai les idées, mais je ne sais pas comment les mettre en forme… Si quelqu’un de plus expérimenté que moi pouvait m’aider, je lui en serais très reconnaissante !!!!! Merci à toutes et à tous !!! ^^

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Nicolas André 27 février 2016 - 8h 58

Je me rappelle d’une nouvelle de Borges qui évoquait des océans spongieux remplis de bouquins. A quoi bon écrire quand on n’a rien à dire ? Voilà la vraie question. Les librairies sont pleines de copieurs involontaires, de plagiats, d’histoires insipides et surtout mal écrites, d’auteurs qui deviendraient cultes s’il s’en étaient tenus à leur premier roman et avaient pris le temps de mûrir leur second opus. Les éditeurs qui sont pourtant très sélectifs cèdent parfois aux sirènes du commerce en publiant des seconds romans d’auteurs qui ont séduit avec leur premier jet littéraire, faisant fit de leur qualité. Le web qui recycle les auteurs refusés, n’en parlons pas ! Il n’y a pas de lois, pas de passages obligés, juste de bonnes histoires et surtout un style, un don pour les raconter. Il faut donc envisager la littérature comme un hobby ou un artisanat sans en attendre de bénéfices avant de s’imaginer pouvoir en faire un métier. L’art au fond c’est tout le contraire d’un boulot. C’est une affaire de séduction et de formulation, rien de plus.

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litsiu 12 juin 2014 - 11h 54

J’ai écrit pas mal d’histoires longues, il y avait la quantité de mots, un début et une fin, voire même un peu de réflexion dans la narration. Ce ne sont pas des romans mais dans un sens ça me rassure parce que je me dis que j’en suis capable. Sauf que pour mon premier roman je me suis tellement mis en mode pinailleur que je suis resté bloqué au premier jet, non pas sur la fin (je l’ai écrite juste après le début parce que je savais où j’allais !), mais sur un petit passage situé aux trois quarts. Juste sur une question technique. Et c’est resté en plan comme ça deux ans avant que je trouve l’idée qui réglait mon problème.
Entre temps mon style a changé mais c’est pas grave, ce sera une raison de plus pour tout reprendre et réécrire entièrement, élaguer le superflu et améliorer la cohérence de mon personnage principal.
Tout ça pour dire que j’adhère complètement au conseil : écrire vite le premier jet tant que la foi est là, mais si on bloque, une pause peut-être salutaire.
Merci pour cet excellent article, il rappelle bien qu’un roman inachevé est en cours d’écriture jusqu’à preuve du contraire et qu’il n’y a pas de date de péremption dessus… et j’ai envie de m’y remettre du coup. ^^

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Cordélia Reid 13 juin 2014 - 7h 56

Oui bah c’est pareil pour moi ^^ Je sais que je peux finir une histoire en fanfic alors j’y arriverai en original !
C’est tout à fait ça, il n’y a pas de date de péremption ! Et c’est ça qui est cool <3

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Vinourd 12 juin 2014 - 0h 21

Bonjour! J’ai 17 ans et 2 romans inachevés à mon actif, un que j’ai déchiré par épuisement et par déception. L’autre j’essaye de ne pas céder mais je suis arrivé dans cette phase de blocage où j’ai le début, les bases la fin mais pas le milieu… Enfin on verra bien ce que ça donnera je souhaite du courage à ceux qui sont comme moi! Merci pour les conseils.

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Cordélia Reid 12 juin 2014 - 0h 24

A 17 ans, tu es encore jeune, tu as encore le temps d’aligner quelques romans inachevés x) Nonobstant bon courage, j’espère que tu réussiras à parvenir à tes fins !

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Eri' 10 juin 2014 - 20h 28

Hé bien ! Je viens de découvrir ton Blog. Et wouah, mon côté littéraire est plus que comblée. Moi qui ai toujours aimé écrire ! Enfin bref, beaucoup de très bon conseil qui vont très certainement m’aider. Je te remercie donc très chaleureusement ! ^^

En ce qui concerne ce billet spécifiquement, ça m’a beaucoup amusé de voir qu’au final, les auteurs ont tous des visions et des conseils différents. Chacun son style ! Comment as-tu réussi à entrer en contact avec autant d’auteur ? oO C’est décidé, je te vénère \o/ Je vais faire un culte en ton nom. Nan ?

Je n’ai JAMAIS réussi à finir un roman. Pas faute d’essayer pourtant. Mais là, je suis en bonne voie je crois x) Enfin, pas un vrai roman, dans le sens où ce ne sera absolument pas publiable. Faut pas déconner non plus, avec tout ce que je lis sur la galère avec les éditeurs… ça me donne absolument pas envie de tester. Mais bon, réussir à finir cette histoire me rendra quand même fière de moi !

Encore merci pour tout ces conseils et ces témoignages très utile misstinguette ! =3

~~ Biou !

Reply
Cordélia Reid 10 juin 2014 - 20h 50

Bonjour !
Je suis contente de savoir que mon blog te plait, j’accorde un grand soin à mes conseils littéraires, j’espère que certains te seront utile ^^
Pour les contacts avec les auteurs, en général je fais des appels à témoignages sur les réseaux sociaux, ça marche plutôt bien :)
J’espère qu’un jour tu auras le courage de finir un roman ^^
Bonne soirée !

Reply
chris 9 juin 2014 - 18h 41

Bonsoir, oui, c’est vrai chaque auteur est différent face à l’écriture. Pour moi ce qui est le plus difficile ce n’est pas l’écriture, mais la réécriture. Et il me faut de la discipline, de la patience et m’y mettre chaque jour pendant plusieurs heures pour finaliser un manuscrit que se soit une nouvelle, une novella ou un roman.

Reply
Cordélia Reid 11 juin 2014 - 18h 14

La réécriture, c’est sur que ce n’est vraiment pas de la tarte… mais c’est une étape indispensable :3
Merci pour ton commentaire ^^

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Emmanuelle 9 juin 2014 - 14h 33

Bonjour à tous. Pour ma part, j’avais à mon actif 6 romans inachevés dans les placards, avant de me décider à écrire sérieusement. C’est à dire avant de comprendre qu’il faut apprendre, et prendre conseil auprès de professionnels. Après 7 mois d’atelier d’écriture, j’ai repris les scènes les plus intenses d’un manuscrit qui trainait depuis prés de 20 ans. Pas évident, parce qu’en 20 ans, j’ai pas mal changé, moi, et mes personnages pas du tout! Je l’ai entièrement ré-écris en 4 mois. J’avais compris qu’il me manquait juste 2 choses : savoir comment raconter une histoire, avec ses passages obligés, et apprendre à écrire tous les jours. J’ai appris le premier, je me suis un peu forcée au début pour la seconde. Le roman est publié depuis mars 2014, aux éditions Hélène Jacob, et le tome 2 sera probablement fini d’ici la fin de l’année. Je trouve que c’est tellement dommage qu’autant d’écrivains n’arrivent pas à boucler leurs premier manuscrit. Si je pouvais vous aider, je dirais : avancez, ne vous freinez pas en imaginant ce que les gens en diront. Finir un premier roman, c’est le premier pas vers votre chef d’œuvre. Accepter l’imperfection de cette première fois, c’est la meilleur façon d’apprendre et d’avancer.

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Cordélia Reid 13 juin 2014 - 7h 54

Merci beaucoup pour le partage de cette expérience :D
c’est rassurant de voir que d’autres auteurs ont mis du temps avant de finir leur premier roman ^^

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monencre 9 juin 2014 - 12h 09

J’en ai tué beaucoup trop moi aussi. Il y en a deux que je ne vais pas lâcher car je dois les terminer. Je fais parvenir les chapitres à une amie.

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Cordélia Reid 11 juin 2014 - 18h 12

copain meurtrier de romans x)
c’est bien d’avoir un lecteur je pense, ça aide à avancer :)

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